Tu connais ce conseil qu’on entend partout, surtout dans les milieux “professionnels” ?
“Fais attention avec l’humour. C’est glissant. Tu peux te casser la figure.”
Eh bien… j’ai été invitée par Estelle Ballot sur Le podcast du marketing pour faire exactement l’inverse : tordre le cou à cette idée et expliquer pourquoi, quand c’est bien utilisé, l’humour peut devenir une arme redoutable en copywriting.
Et je te le dis tout de suite : l’épisode est un petit bonbon. Parce qu’on ne parle pas d’humour pour faire le clown. On parle d’humour comme levier marketing, comme outil de mémorisation, comme boost de capital sympathie… et comme moteur de régularité quand tu crées du contenu.
👉 La vidéo complète est ici :
Et ici, je te fais le résumé, comme si je te racontais l’interview en sortant du studio, avec la patate et le sourire.
Comment Estelle m’a “repérée” (et pourquoi ça m’a fait marrer)
Estelle raconte un truc que j’adore : elle se souvient encore d’un de mes posts vieux de plusieurs mois. Un post “36 15 ma vie” pas commun sur LinkedIn, avec une photo devant un mur vert bien pétant, et un détail dans le reflet du cadre : mon père en train de prendre la photo.
Et elle dit un truc très juste : niveau mémorisation, on n’est pas mal.
Ça, c’est le point de départ de l’épisode. Parce qu’Estelle le dit clairement : LinkedIn, ce n’est pas le réseau le plus fun du monde. Et pourtant, elle s’est attachée à mon contenu parce qu’il est drôle… sans être idiot. J’apporte de la valeur, mais je le fais avec légèreté. Résultat : on lit, on retient, on s’attache.
Et c’est exactement ce qu’on veut quand on prend la parole pour son business.
Comment je décris mon métier au repas de famille
À un moment, Estelle me demande de me présenter. Et je sors ma phrase habituelle, celle qui marche même quand ton tonton a déjà bu deux verres :
Je m’appelle Valentine Sauda, je suis copywriter, et je suis amoureuse des mots : je transforme les mots en euros.
Je l’explique simplement : peu importe le support (landing page, site web, post réseaux sociaux), mon boulot c’est d’aider les gens à tourner leurs phrases de manière percutante, à attirer l’attention, à créer du lien et à amener le lecteur à passer à l’action.
Et Estelle découvre aussi que j’ai une formation qui mixe copywriting et LinkedIn, ce qui est assez logique : LinkedIn est un terrain de jeu parfait pour travailler l’écriture, le rythme, la clarté, et l’impact.
Pourquoi je suis venue avec de l’humour sur LinkedIn (spoiler : ce n’était pas un plan)
Estelle me pose la question centrale : pourquoi l’humour ? À quoi ça sert ?
Et ma réponse est importante : je ne me suis pas réveillée un matin en me disant “tiens, je vais être drôle”.
Je suis arrivée sur LinkedIn en me disant : c’est poussiéreux.
Des posts corporate. Des pseudo-pubs déguisées. Des “regardez comme on est les meilleurs”.
Ça m’ennuyait.
Alors j’ai fait ce que je fais toujours quand je m’ennuie : j’ai ramené ma bouille. J’ai fait un petit shooting photo avec des grimaces, des poses un peu ridicules, des visuels qui accrochent l’œil. Et surtout, je me suis mise à écrire comme je parle.
C’est là que ça devient intéressant. Parce que oui, pour une copywriter, écrire “chuis” au lieu de “je suis”, enlever des négations, parler en langage oral… ça peut paraître contradictoire. Mais sur un réseau social, c’est exactement ce qui crée la connexion. Estelle le dit très bien : la langue française, ce n’est pas que l’écrit académique. C’est aussi l’oral. Et sur les réseaux, on “discute” plus qu’on ne rédige un roman.
Ce que l’humour change vraiment dans une stratégie de contenu
Dans l’épisode, je partage trois avantages très concrets de l’humour. Pas des grands principes vagues. Des effets mesurables.
Le premier, c’est la mémorisation. Un message drôle, une référence bien placée, une tournure inattendue… ça reste. Comme une pub qui te poursuit pendant dix ans dans ton cerveau. Tu peux détester, mais tu retiens. Et en marketing, la mémoire, c’est de l’or.
Le deuxième, c’est la personnalité. L’humour donne immédiatement un style identifiable. Et surtout, ça rend accessible. Quand tu fais sourire, tu deviens fréquentable. Ça paraît bête, mais sur LinkedIn, ça change tout. Les gens osent venir te parler. Ils ont l’impression de te connaître. Ils t’écrivent pour te dire “j’ai vu ton post, trop cool pour toi”, comme si tu étais une pote.
Le troisième, c’est mon préféré : le capital sympathie. Une marque ou une personne qui fait sourire, ça devient plus agréable à suivre. Et ça joue énormément dans la vente, parce qu’on achète rarement à quelqu’un qu’on n’aime pas.
Estelle appuie aussi sur un point que j’adore : l’humour ne passe pas seulement par les mots. Il passe aussi par le visuel. Mon fond vert, mes gants de boxe roses, mes expressions surjouées… ça arrête le cerveau pendant le scroll. Ça crée une micro-rupture. Et cette rupture fait que tu lis.
Oui, je surjoue toutes les émotions.
Et c’est assumé.
Le truc à retenir : l’humour n’est pas le fond, c’est l’outil
Là où l’épisode est intelligent, c’est qu’on ne tombe pas dans “soyez drôles”.
Je le dis clairement : si je devais choisir entre humour et valeur, je choisirais la valeur. Je ne fais pas un post juste pour être marrante. Je ne suis pas humoriste. Je ne fais pas du one-woman-show.
Sur LinkedIn, l’humour doit servir quelque chose : rendre un message plus digeste, plus mémorable, plus humain. Sinon, ça ne tient pas.
Et surtout : si tu ne kiffes pas, tu ne tiendras jamais.
La création de contenu est chronophage. Donc si tu n’apprends pas à y prendre du plaisir, c’est une tannée et tu abandonnes.
Les risques : oui, tu peux te planter (et c’est normal)
On a aussi parlé des inconvénients, parce qu’Estelle ne voulait pas un épisode “bisounours”.
Le premier risque, c’est le malaise. Une vanne qui tombe à plat. Une blague pas comprise. Un humour forcé. Là, ça peut faire bad buzz ou juste te rendre gênant.
Le deuxième risque, c’est la décrédibilisation. Une marque qui veut faire une vanne mais qui manque d’authenticité peut se tirer une balle dans le pied. On parle de la pub LCL avec Gad Elmaleh, et d’un bad buzz Amazon Prime Video qui a essayé l’humour participatif et s’est pris un retour violent.
Le troisième risque, c’est que l’humour est subjectif. Donc oui, tu vas segmenter. Tu vas perdre une partie de ton audience. Et je le dis franchement : ce n’est pas forcément un problème. Ça fait le tri. Jean-Michel 55 ans ne rira pas à toutes mes références. Tant pis.
D’ailleurs, j’explique que j’ai commencé à réfléchir à d’autres canaux, et même à tester un vouvoiement sur YouTube, parce que la sensation n’est pas la même : LinkedIn, j’écris pour une personne ; YouTube, j’ai l’impression de parler à une foule.
Comment commencer sans être Gad Elmaleh
Le meilleur conseil que je donne dans l’épisode, c’est : reste naturel.
On ne peut pas être drôle sur commande. Donc il faut y aller par petites touches, comme un dosage.
Et pour ça, la meilleure porte d’entrée, ce sont les références culturelles.
Moi, j’ai commencé comme ça. Une référence aux Inconnus dans un post de recherche d’alternance : “mes missions ne nous regardent pas”. Résultat : plein de commentaires, beaucoup de visibilité, et un petit sourire collectif parce que ça réveillait un souvenir.
Ensuite seulement, j’ai augmenté la dose : Louis de Funès, OSS 117, Maïté… et ma propre sauce au-dessus.
Ce que je veux que tu retiennes de cet épisode
Tu as le droit d’être sérieux en souriant.
Tu as le droit de mettre de l’humour dans ton copywriting, même sur LinkedIn, à condition que ce soit :
→ authentique
→ au service d’un message utile
→ cohérent avec ta personnalité
→ dosé intelligemment
Et surtout : l’écriture n’est pas un don. C’est un muscle. Tu deviens meilleur en écrivant. Tu gagnes en style en pratiquant. Et tu finis par trouver ton ton en postant.
Estelle a super bien résumé l’épisode, et j’ai envie de terminer comme j’ai terminé avec elle :
Foncez. Testez. Amusez-vous.
Et si vous vous plantez… au pire, vous supprimez.
À plus dans le bus.
Et à bientôt sur le réseau 🥊


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