Il y a des interviews qui te laissent un bon souvenir.
Et puis il y a celles qui te mettent une claque intellectuelle, te donnent la pêche pour la semaine, et te rappellent pourquoi tu fais ce que tu fais.
Mon passage dans La Bulle Rhétorique, animé par Jean-Corentin Poisson, fait clairement partie de la deuxième catégorie.
J’y suis allée sans script, sans stratégie cachée, juste avec l’envie de discuter. De prise de parole. De LinkedIn. De doutes. De théâtre. D’ego. D’émotions. Et franchement ? J’ai passé un moment incroyable.
Dans cet article, j’avais envie de te faire un résumé incarné, pas une retranscription plate. Te raconter ce que j’ai partagé, ce que ça dit de mon personal branding, et pourquoi cette discussion m’a fait autant de bien.
👉 L’épisode complet est ici :
Mais si tu veux l’essence, l’énergie et les idées clés, tu es au bon endroit.
Une interview qui commence par l’énergie
Dès le début, le ton était donné.
Ce n’était pas une présentation figée.
Quand JC me demande comment je vais, je lui réponds la vérité :
→ ça va trop bien
→ le patatomètre est au max
→ je pète le feu
Et ce n’était pas une posture. C’était réel.
Je me suis même surprise à verbaliser un truc très simple, mais très fort : je suis heureuse en ce moment.
Vraiment. Pas en mode “story Instagram”, mais en mode lucide. Et je crois que c’est important de le dire aussi quand ça va.
Les gants de boxe : la vraie histoire (celle que je raconte rarement)
Évidemment, la question est arrivée :
“Mais pourquoi les gants de boxe ?”
Et pour une fois, j’ai raconté la vraie histoire, pas la version marketing bien lissée.
Officiellement, oui :
→ le vert et le rose sont opposés sur le cercle chromatique
→ j’adore la boxe
→ je suis combative
Mais la version officieuse est beaucoup plus bordélique, et donc beaucoup plus vraie.
À l’époque, j’étais en alternance, stressée, encore chez mes parents. On repeint ma chambre en vert “Heineken”. Je dois refaire mon branding LinkedIn. Je doute. Je cogite. Je fais une soirée avec des copines. Il y a du punch. Beaucoup de punch. Et à un moment, une phrase sort :
→ “mets du punch dans tes textes”.
Punch.
Punchline.
Boxe.
Je commande des gants rouges.
Ils arrivent roses.
Et voilà !
C’est né comme ça. Pas dans un brainstorming stratégique, mais dans la vraie vie. Et c’est exactement pour ça que ça tient encore aujourd’hui.
La prise de parole : ma cour de récré… avec un prix à payer
Un truc que j’ai dit pendant l’épisode, et que je répète souvent :
la prise de parole, c’est ma cour de récré.
Les lives, les formations, parler devant 600 personnes… ça ne me stresse plus. J’y prends même un plaisir immense. Je suis “dans le flow”. En pilote automatique. Complètement présente.
Mais j’ai aussi été très honnête sur l’envers du décor.
☐ après un live ou une journée de formation, je suis vidée
☐ énergie à zéro
☐ journée terminée
Et c’est OK.
Je fais le lien avec mon passé :
→ 11 ans de théâtre
→ des concours d’éloquence à l’adolescence (spoiler : je ne les ai pas gagnés, et je n’ai pas pécho mon crush non plus)
Le théâtre m’a appris un truc fondamental :
montrer mon visage et dire “je suis là”.
Avant, j’étais timide. Planquée derrière mes cheveux. Aujourd’hui, je sais que les gens sont profondément bienveillants. Et que cette peur du jugement, il faut la déconstruire, surtout sur LinkedIn.
Le syndrome de l’imposteur : il est toujours là (et c’est normal)
On a aussi parlé d’un sujet que je trouve essentiel : le syndrome de l’imposteur.
Je n’ai jamais prétendu l’avoir “vaincu”.
Je ne crois même pas que ce soit possible.
Je l’ai plutôt apprivoisé.
Je l’appelle mon Jiminy Cricket.
Il est là, à côté de moi. Il doute. Il questionne. Et quand il apparaît, c’est souvent bon signe : ça veut dire que ce que je fais compte.
Même aujourd’hui, appuyer sur “publier” sur LinkedIn reste un effort.
La différence, c’est que je me suis imposé une règle :
→ 20 minutes max par post
Pas parce que je ne pourrais pas faire mieux.
Mais parce que je sais que sinon, je ne publierais plus.
Et ma phrase préférée, que j’ai partagée dans l’épisode :
“traite ton toi du futur comme ton meilleur pote.”
Si je ne fais pas le boulot maintenant, la Valentine de la semaine prochaine va me détester. Et ça, hors de question.
Ethos, Pathos, Logos : la rhétorique appliquée à LinkedIn
Un des moments que j’ai préférés, c’est quand on a fait le lien entre rhétorique antique et copywriting moderne.
JC pose le cadre :
→ Ethos : la personnalité
→ Pathos : l’émotion
→ Logos : la raison
Et sans l’avoir théorisé comme ça au départ, je me suis rendu compte que c’est exactement ce que je fais sur LinkedIn.
Pour l’Ethos, je bourrine.
J’ai un alter ego. Ma “Valoche”. Comme Beyoncé et Sasha Fierce. Une version de moi toujours d’attaque, même quand, dans la vraie vie, c’est plus nuancé. Ça passe par les couleurs, le gant de boxe, le ton très oral. J’écris comme je parle.
Pour le Pathos, j’en mets partout.
Chaque post doit faire ressentir une émotion précise. Une stat sans émotion ne sert à rien. Je veux que tu saches ce que tu ressens par rapport à ce que tu lis.
Pour le Logos, il y a la valeur.
Mais avec une règle non négociable : donner avant d’espérer recevoir.
Vendre à chaque post, c’est l’assurance de lasser tout le monde.
Publier, c’est lâcher prise (et accepter de ne plus contrôler)
Un moment très fort de l’échange, c’est quand on a parlé d’écriture, d’IA, et de cette idée magnifique :
une œuvre ne t’appartient plus une fois publiée.
C’est une réflexion que partage Alexandre Astier, et qui m’a beaucoup touchée.
Un post LinkedIn, c’est pareil.
Tu le publies.
Tu le jettes aux loups.
Et ce que les gens en font… ne te regarde plus.
C’est inconfortable.
Mais c’est aussi libérateur.
LinkedIn, mon réseau préféré (et pourquoi)
Je l’ai dit sans hésiter :
→ LinkedIn reste mon réseau préféré
J’ai supprimé TikTok.
Instagram me donne parfois l’impression que tout le monde est plus beau et plus riche.
Sur LinkedIn, je m’amuse.
Et surtout : ce que je fais a des conséquences.
Des vraies. Du business. Des rencontres. Des opportunités.
C’est aussi pour ça que j’y ai construit l’essentiel de mon activité avec Marketing Fastoche.
Le message que j’avais envie de faire passer à la fin
En carte blanche, j’ai partagé un truc très personnel.
Je sors d’un séminaire avec des entrepreneurs très haut niveau. Beaucoup d’argent. Beaucoup de réussite. Et pourtant… les mêmes doutes. Les mêmes angoisses.
L’argent ne règle pas l’anxiété.
Tout se joue dans la tête.
Mon message est simple :
→ prends soin de ta santé mentale
→ ton business ne tournera jamais sans toi
→ sans ta tête, sans ton énergie, sans ta tronche
C’est peut-être le conseil le plus important de tout l’épisode.

Pourquoi cette interview me ressemble autant
Si j’ai aimé cette interview, c’est parce qu’elle reflète exactement mon personal branding.
☐ de l’énergie
☐ de l’honnêteté
☐ de la pédagogie
☐ de l’émotion
☐ zéro posture bullshit
Et surtout, une conviction profonde :
la prise de parole est une arme puissante.
À utiliser avec responsabilité, mais sans s’en excuser.
Si tu veux écouter l’épisode complet, fonce.
Il est dense, vivant, intelligent, et joyeusement exigeant.
Et moi, je dis merci à Jen-Corentin, et à La Bulle Rhétorique, pour cet échange qui fait autant réfléchir que sourire.
À plus dans le bus,
et à très vite sur LinkedIn 🥊


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